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Pourquoi mes cheveux tombent-ils ? Les raisons possibles

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cheveux qui tombent

Perdre quelques cheveux chaque jour est parfaitement normal : on estime qu’une chevelure en bonne santé en perd naturellement entre 50 et 100 par jour, remplacés par de nouvelles pousses grâce au cycle capillaire. Mais quand la chute s’intensifie, devient visible sur la brosse, l’oreiller ou dans la douche, il est légitime de s’inquiéter et de chercher à comprendre ce qui se passe. Voici les principales causes de chute de cheveux, pour mieux identifier la vôtre et agir en conséquence.

Les déséquilibres hormonaux

Les hormones jouent un rôle central dans la santé du cheveu, et leurs variations peuvent directement affecter le cycle de pousse.

La chute post-partum est l’une des situations les plus fréquentes. Pendant la grossesse, le taux élevé d’œstrogènes prolonge la phase de croissance du cheveu : la chevelure paraît alors plus dense et plus forte que d’habitude. Après l’accouchement, ce taux chute brutalement, ce qui fait basculer en même temps un grand nombre de cheveux vers la phase de repos, puis de chute. Ce phénomène, appelé effluvium télogène post-partum, survient généralement 2 à 4 mois après la naissance et peut durer plusieurs mois. Il est impressionnant mais transitoire : dans la grande majorité des cas, la repousse se fait spontanément.

D’autres déséquilibres hormonaux peuvent avoir un effet similaire : arrêt ou changement de pilule contraceptive, ménopause, troubles thyroïdiens (hypo ou hyperthyroïdie), ou encore syndrome des ovaires polykystiques.

Le stress

chute de cheveux femmes

Le stress physique ou émotionnel est un déclencheur bien connu de la chute de cheveux. Un choc émotionnel important, une période d’anxiété prolongée, une intervention chirurgicale, une forte fièvre ou même un régime alimentaire trop restrictif peuvent pousser prématurément les cheveux vers la phase télogène (phase de repos avant la chute).

Cette chute réactionnelle survient en général 2 à 3 mois après l’événement déclencheur, ce qui rend parfois le lien difficile à identifier de prime abord. Bonne nouvelle : comme pour la chute hormonale, elle est le plus souvent temporaire, à condition que la source de stress soit maîtrisée.

Les coiffures trop serrées et les extensions

La chute peut aussi avoir une origine purement mécanique. Le port répété de coiffures tirées (chignons serrés, tresses, tresses plaquées, queues-de-cheval hautes) ou d’extensions mal posées ou trop lourdes exerce une tension constante sur la racine du cheveu.

À force de traction, le follicule pileux peut s’affaiblir, s’enflammer, voire s’endommager de façon durable : c’est ce qu’on appelle l’alopécie de traction. Elle se manifeste souvent d’abord sur les tempes et le long de la ligne du front, là où la tension est la plus forte. Contrairement aux autres formes de chute évoquées ici, une alopécie de traction avancée peut malheureusement devenir irréversible si les habitudes ne sont pas corrigées à temps. Il est donc essentiel d’espacer le port d’extensions, de varier les coiffures et de ne jamais négliger une sensation de tiraillement ou de douleur au niveau du cuir chevelu.

L’alopécie

Le terme « alopécie » regroupe en réalité plusieurs pathologies distinctes aux causes et aux traitements différents :

  • L’alopécie androgénétique, la plus courante, est d’origine génétique et hormonale. Elle touche aussi bien les hommes (dégarnissement frontal et vertex) que les femmes (éclaircissement diffus sur le sommet du crâne).
  • L’alopécie areata (ou pelade) est une maladie auto-immune qui provoque une chute en plaques, parfois soudaine.
  • L’alopécie de traction, déjà évoquée, liée aux tensions mécaniques répétées.
  • L’alopécie cicatricielle, plus rare, détruit définitivement le follicule pileux suite à une inflammation.

Face à une alopécie suspectée, la consultation d’un dermatologue est recommandée : un diagnostic précis permet d’orienter vers la prise en charge la plus adaptée, qu’il s’agisse de traitements topiques, de compléments ou d’un suivi médical spécifique.

Les variations saisonnières

Beaucoup de personnes constatent une chute de cheveux plus marquée à l’automne, et parfois au printemps. Ce phénomène, appelé chute saisonnière, est bien documenté : il correspond à un mini cycle capillaire calé sur la durée d’ensoleillement. Il concerne une part importante de la population et se traduit par une perte de cheveux plus visible pendant 6 à 8 semaines, avant un retour progressif à la normale.

Cette chute reste généralement modérée et sans gravité. Elle peut néanmoins être accompagnée ou soutenue par une routine capillaire adaptée (cure de compléments, soins fortifiants, massages du cuir chevelu) pour aider le cheveu à traverser cette période de fragilité.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Une chute passagère, liée à une naissance, une période de stress ou un changement de saison, ne nécessite en général pas d’intervention médicale : le cycle capillaire reprend son cours naturellement. En revanche, certains signes doivent alerter :

  • une chute qui dure depuis plus de 3 à 6 mois sans amélioration,
  • une perte localisée en plaques,
  • un dégarnissement progressif et régulier,
  • des douleurs, démangeaisons ou rougeurs du cuir chevelu.

Dans ces cas, mieux vaut consulter un professionnel de santé (médecin traitant ou dermatologue) afin d’identifier la cause exacte et d’écarter toute pathologie sous-jacente.

La chute de cheveux a rarement une seule et unique explication : elle résulte souvent de la combinaison de plusieurs facteurs : hormonaux, mécaniques, émotionnels ou saisonniers. Bien identifier son origine est la première étape pour adapter sa routine capillaire et, si besoin, se faire accompagner par un professionnel.